ORIGINE, ÉLEVAGE, GOÛT, ENGAGEMENTS : CE QUE LES PRIX NE DISENT PAS
Nous regardons l’origine d’un fruit. Le pays de fabrication d’un vêtement. Le terroir d’un vin. La provenance d’une viande. Mais devant le rayon des crevettes, le réflexe reste presque toujours le même : le calibre, puis le prix. Comme si toutes les crevettes se valaient. Comme si leur origine, leur mode d’élevage, leur environnement, les engagements de ceux qui les produisent, et même leur goût, n’avaient aucune importance.
Ils en ont. Entre une crevette de Madagascar Label Rouge, vendue autour de 29 à 49 € le kilo (selon le calibre), et une crevette d’entrée de gamme (d’Equateur, d’Inde, de Malaisie ou du Nigéria) bien moins chère, l’écart de prix n’est que la partie visible. Ce sont deux produits, deux histoires, deux modèles. Et, au bout du compte, deux expériences gustatives différentes.
Car acheter une crevette, ce n’est pas seulement acheter une quantité ou un calibre. C’est aussi rechercher un goût, une texture, un plaisir. Et quand la différence n’est pas expliquée, le prix gagne à tous les coups.

LE GOÛT NE NAÎT PAS DANS L’ASSIETTE, MAIS DANS LE BASSIN
Le véritable enjeu, c’est la pédagogie. Non pas dicter un choix, mais donner au consommateur les moyens de le faire en connaissance de cause. Que signifie l’origine Madagascar ? Que garantit un Label Rouge ? Pourquoi la faible densité d’élevage compte-t-elle ? En quoi la qualité de l’eau, la traçabilité ou le temps passé dans les bassins changent-ils le produit final ? Et surtout : qu’est-ce que cela change une fois la crevette en bouche ?
Chez UNIMA, la Penaeus monodon est élevée à faible densité proche de leurs conditions naturelles, dans un environnement complètement préservé, sans antibiotiques, avec un suivi rigoureux de l’eau et de toute la chaîne de production. Ce ne sont pas des détails. C’est ce qui fait la différence jusque dans l’assiette. Une chair ferme et généreuse, à la fois croquante et fondante. Une saveur délicatement iodée. Une texture qui conserve sa tenue à la cuisson. La qualité gustative n’est pas un supplément que l’on ajouterait à la fin du processus : elle se construit dès l’élevage.
Comme pour un vin, un fromage ou une viande d’exception, le plaisir final est indissociable de la manière dont le produit a été élaboré. Le goût aussi raconte une histoire.

DERRIÈRE CHAQUE CREVETTE, DES ENGAGEMENTS
Sur l’étal, on ne voit ni le bassin, ni les hommes, ni le territoire. Pourtant, ils sont là. Une crevette peut venir d’un modèle intensif, pensé avant tout pour produire plus et moins cher. Elle peut aussi venir d’un modèle qui prend le temps, protège son environnement et investit dans les territoires où il produit.
C’est le choix qu’UNIMA a fait à Madagascar.
À Besakoa et autour de ses sites, le Groupe a contribué à faire naître des écoles, des dispensaires, des infrastructures de santé et une unité dédiée aux mères et aux enfants. Près de 10 000 enfants ont bénéficié de ses dispositifs éducatifs. Près de 4 millions d’arbres ont déjà été plantés, des mangroves régénérées, des dizaines de milliers d’hectares d’espaces naturels protégés…
Tout cela a une valeur. Et cette valeur se retrouve dans le produit : dans sa qualité, sa régularité, sa texture et son goût. On pourrait faire plus simple : produire plus intensément, investir moins dans les territoires, protéger moins, se contenter du minimum. Mais ce ne serait pas la même crevette.
Et ce ne serait pas non plus le même plaisir à table.

RENDRE VISIBLE L’INVISIBLE
Au moment de l’achat, ces différences ne se voient pas toujours. Deux crevettes peuvent reposer côte à côte sur le même étal. L’une est issue d’un élevage exigeant, d’un savoir-faire précis, d’une traçabilité poussée et d’engagements sociaux et environnementaux forts. L’autre répond à une tout autre logique. À l’œil nu, difficile de mesurer tout ce qui les sépare.
C’est donc à nous de donner les clés : expliquer l’origine, montrer les bassins, raconter le savoir-faire, faire connaître Besakoa, dire ce que protège un modèle d’élevage et ce que garantit un label, mais aussi rappeler qu’une crevette est, avant toute chose, un produit que l’on choisit pour le plaisir de le manger.
Car parler de qualité sans parler de goût serait oublier l’essentiel.
Si l’on accepte volontiers de payer davantage pour un vin, un chocolat, un fromage ou une viande dont on connaît l’origine et dont on apprécie les qualités gustatives, pourquoi la crevette échapperait-elle à cette logique ? Le prix se lit en une seconde. La valeur, elle, demande qu’on la raconte. Le plaisir, lui, se découvre à la dégustation.
Alors, la prochaine fois, devant une crevette posons-nous les questions que l’on se pose déjà devant tant d’autres produits :
D’où vient-elle ? Comment a-t-elle été produite ? Et qu’est-ce que mon achat soutient ? Et, tout simplement : quel goût ai-je envie de retrouver dans mon assiette ?
